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Deux touristes [PV Marvyn Suarez]

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Deux touristes [PV Marvyn Suarez]

   

Le ciel était sombre, le jour n'était pas encore levé, contrairement au vent qui semblait dominer en ce début de journée. C'est la mine encore endormie que Xià se retrouvait là, dehors, à la merci du vent et du froid. Cela n'étonnerait pas la demoiselle qu'il se mette à neiger, le ciel y semblait déjà préparer, tout comme les nuages. Gris et blanchâtres, ces derniers se faisaient porter par le vent qui soufflait en direction du sud ; un vent du nord, à en glacer le sang.

Naïvement, elle était partie de chez elle, les cheveux lâchés, comme une enfant sortant pour la première fois de son patelin. Sa mère avait insisté pour s'en occuper avant son départ, vu qu'elles ne se reverraient plus durant au moins quelques jours. Comme toute mère poule, cette dernière avait évidemment passé au peigne fin la valise de sa fille ; pour voir entre autres si elle avait bien pris des vêtements chauds.
La saison ne se prêtant pas du tout à sortir dehors sans habits chauds, la demoiselle était bien vêtue. Son manteau ressemblait plutôt à une grosse cape épaisse dans un mélange de tissus chauds. Elle était assez longue, lui arrivant au niveau des genoux. Elle disposait également de manches et d'attaches reliant le vêtement. Ses bottes sombres s'arrêtaient au niveau de ses mollets, d'où dépassait un simple pantalon bleu nuit qui lui collait à la peau.
En partant de chez elle, sa mère lui avait également fourni une sorte de col-écharpe, à l'apparence duveteuse et douce au toucher. Bien couverte, il ne lui manquait plus qu'un bonnet sur la tête, chose qu'elle ne portait pas. Bien qu'elle préfère être au chaud en usant tous le nécessaire à sa disposition, elle laissait ses cheveux vagabonder au gré du vent, les faisant voler par-ci par-là.
Comme sa mère s'en était bien occupé, Xià tenait encore à garder cet instant en mémoire, comme si cela la réconfortait. Ses cheveux étaient passés d'un élément insignifiant dans sa jeunesse, à des liens précieux qui la nouait à sa mère. Ils respiraient la santé, et malgré leur couleur uniformément sombre, restaient brillant et lumineux.

Son billet à la main, elle patientait, faisant la queue comme bon nombre d'autres Chinois. Les places se révélaient être peu chère, principalement à cause de la saison froide ; les touristes venant rarement les premiers mois à cause des températures glaciales certains jours. Chez elle, Xià était habitué à ce genre de température, son corps subissait moins que certains. Son regard se perdait sur ses mains gantées, et son billet, direction la capitale chinoise.
C'était la première fois qu'elle y allait, seule, par ses propres moyens. Elle y était bien allée une fois, pour aller voir la famille de son père restée là-bas. Pourtant, bien que ce ne soit pas sa première fois, elle ne se souvenait que de très peu de recoins, et passerait donc pour une touriste aux yeux des citadins ; ou plutôt une campagnarde.
Un soupire, puis deux, le temps était long. Une bonne demi-heure d'attente pour finalement entrer dans ce train, après avoir rangé ses bagages dans les endroits appropriés. Enfin assise, elle s'installa sur son siège, enfila un casque sur son crâne et lança une longue liste de musiques en boucle. Principalement pour se relaxer, ce qui fit effet très vite, en plus de sa fatigue accumulée ; elle s'endormit alors que le train venait à peine de quitter son point de départ.
C'est la sonnerie du terminus qui la réveilla dans un petit sursaut, alors qu'elle frottait péniblement ses yeux pour tâcher d'y voir plus clair. Elle fut l'une des derniers passagers à descendre, principalement parce qu'elle laissait passer les autres devant elle, par simple politesse et respect envers les personnes plus âgés. Traînant sa valise, un sac sur l'épaule, elle avait à présent un bout de papier à moitié froissé où était noté l'adresse de sa tante.

Que ce fut long, comme traversé. La capitale résonnait de bruits divers et variés, ce qui changeait la jeune fille, habitué à la tranquillité de sa petite ville natale. Xià arriva à bon port, et fut accueillie par sa tante, elle aussi militaire. À la différence qu'elle était bien plus expérimentée que la plus jeune, elle possédait une certaine aura ferme, mais qui savait mettre les gens à l'aise ; parfois un peu trop même.
Ses affaires déposées dans la chambre que sa tante lui avait préparée, elle ne resta pas longtemps à l'intérieur. Bien que cette chaleur d'un foyer lui manque, il ne fallait pas qu'elle reste assise à se tourner les pouces. Si elle était ici, à la capitale, c'était pour travailler. Xià espérait pouvoir se faire assez d'argent, au moins pour rembourser ses billets, et offrirait le reste à sa mère à qui elle devait tant.
Sur le chemin, elle acheta divers plats typiquement chinois qu'on trouvait sur les stands de rue. Bon et peu cher, cela lui réchauffa l'estomac. Une brochette de volaille et de bœuf, qu'elle mangea en trois bouchées. C'était un estomac sur patte qui avalait tout ce qu'elle pouvait se permettre d'acheter. Après les brochettes, ce fut un petit bol de soupe pékinoise. Un plat qu'elle adorait, et qui réchauffait, l'idéal pour ce genre de temps.
Enfin, le sucrée arriva en dernier. Un beignet, qu'elle raffolait étant petite. Tout simple, avec des pommes chaudes à l'intérieur. C'est avec un sourire non dissimulé, qui amusa la vendeuse de rue qu'il lui offrit, qu'elle mordit dans la pâtisserie. Un petit bruit de satisfaction sortit de sa bouche alors qu'elle savourait, les yeux fermés. Xià remercia la tenancière du stand et repartit, contente de son beignet.

Si contente, qu'elle marchait en ne regardant que lui. Omnibulé par ce beignet parfaitement cuit et à la garniture abondante, elle n'avait d'yeux que pour lui. Si bien, que quelque chose de fatidique arriva quelque chose qui arrive souvent lorsqu'on ne regarde pas devant soi. Quelque chose qui arrive souvent dans les grandes villes, où les personnes prolifèrent dans les rues, sans forcément faire attention aux autres.
Arriva donc l'irréparable, elle bouscula quelqu'un par inadvertance. À force d'être trop la tête dans les nuages, ou à penser à de la nourriture, elle n'avait pas fait attention à où elle mettait les pieds. Dans cette petite bousculade, elle avait malencontreusement lâché son précieux beignet, qui termina sa chute dans une flaque datant de la veille, un gros jour de pluie.
Le sacro-saint beignet n'étant plus dans les mains de sa propriétaire, Xià leva lentement les yeux vers la personne qui avait osé la priver de son dessert si durement mérité. Que celui ou celle qui avait osé la séparer de son précieux et tendre et moelleux beignet se rachète, elle ne plaisantait pas avec la nourriture.
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Sam 20 Jan - 21:35

Deux touristes [PV Xia]

Le ciel était dégagé, les légers rayons de soleil réchauffaient le corps et l’esprit malgré un vent particulièrement froid en ce jour.

Un temps parfait pour travailler ! Et dans un premier temps, il faut préparer le terrain. L’essentiel pour réussir en politique est de faire parler de soi, et si c’est en bien c’est encore mieux. Un homme aussi bon soit il ne réussira jamais s’il ne fait aucune une de journaux, ne participe à aucun débat télévisé ou ne fait pas parler un peu de lui à l’internationale. Il était aussi très important pour Marvyn de resserrer les liens de la France avec le bloc russe s’il venait à être élu. C’est pour cela qu’il voulait rencontrer un certain Monsieur Seto, un homme discret et vieil ami de famille, à la tête d’un grand groupe de journaux publiés notamment en Chine et en Russie. Il espérait pouvoir obtenir de sa part quelques articles, et pourquoi pas une Une, qui, en plus de permettre de se faire connaître à l’internationale, ferait parler de lui en France.

Voilà pourquoi il se retrouve au milieu d’un sas d’aéroport afin de prendre un China Airline. Un jeune enfant agrippa sa longue veste noir pour lui demander innocemment « Monsieur, pourquoi vous êtes multicolore de la tête ? ». Souriant, Marvyn lui répondit que c’est une blessure de guerre qu’il a gardé d’un combat à mains nues contre un dragon. Le jeune enfant écoutait l’histoire de l’étoiles pleins les yeux avant que sa mère vienne le récupérer. En repartant l’enfant lança un « Un jour moi aussi je serais aussi fort mais sans devenir moche ». Marvyn, gardant le sourire ne pouvait s’empêcher de se dire « je déteste les gosses ».

Enfin installé dans son siège, il fait une rapide connaissance avec sa voisine de trajet, une jeune française et son tout jeune bébé. Après tout une image ça se soigne en toute circonstance, peut être que ça lui fera un vote en sa faveur. Le voyage se passe très bien, Marvyn restant la majorité du temps perdu dans ses pensées. Cependant, au moment de l’atterrissage, le nouveau-né, ne supportant visiblement pas cette phase, se mit à lui vomir sur son manteau. Il passa pendant un instant à l’esprit de Marvyn d’attraper le gamin et le jeter par la fenêtre. Malheureusement, les fenêtres ne s’ouvraient pas. La jeune femme tentait tant bien que mal de s’excuser, Marvyn lui assurant que ce n’était rien de grave. Il fut donc obligé de retirer de son manteau, se retrouvant ainsi couvert que d’une simple chemise blanche.

Posant enfin le premier pas en Chine, il y découvrit une magnifique gare aéroportuaire mais surtout le froid glaçant qui le pris. Il s’est alors mis à haïr ce bébé qui l’avait privé de son manteau qui aurait été des plus appréciables. Il se lança à la recherche d’un magasin dans la capitale afin d’y trouver de quoi s’habiller. Il se baladait dans les grandes rues de la capitale, perdu et mort de froid, à la recherche d’un magasin produisant des vêtements de grandes marques, car il était inacceptable pour lui de se présenter face à Monsieur Seto habillé comme les « communs », c’était nécessaire pour son image.

Se baladant assez rapidement et sans faire très attention, il arriva ce qu’il devait arriver et il bouscula une jeune femme qui fit tomber sur sa chemise un beignet. Sans prêter attention à la jeune femme, il regarda avec dépit sa chemise qui était maintenant bonne à changer tout en se disant qu’il ne pouvait pas la retirer en public et par ce froid et qu’il était donc condamné à la garder jusqu’à trouver de quoi se changer. Il releva un peu les yeux pour regarder droit dans les yeux la jeune femme. Sans doute une locale. Se laissant un peu emporté par la colère, il lui dit « Mais p***** ! Ce n’est pas possible ! On voit que ce n’est pas toi qui paye ces chemises la nem ! ». Se calmant un peu, il réalisa qu’il était inutile de parler en français, et tentant de se rattraper, lui dit en anglais « Désolé, je parlais en français pour vous dire que vous devriez faire plus attention quand vous mangez vos nems ou je ne sais quoi. Pouvez-vous m’indiquer où je pourrais m’acheter de nouveaux vêtements de grandes marques ? J’ai un rendez-vous important. ».


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Deux touristes [PV Marvyn Suarez]

   

Ah, un étranger, elle ne pouvait pas tomber sur pire. Qui visiblement semblait s'énerver sur elle dans sa langue maternelle, qu'elle ne reconnut même pas. Ses traits ne lui parlaient pas non plus, peut-être un Européen, mais la langue lui était totalement passé au-dessus de la tête. Pour qui il se prenait ce vieux bourge à lui parler comme à une demeurée ? Un Français donc, toujours à râler et gueuler, quoi qu'ils ne rivalisaient pas avec un Chinois ou une Chinoise énervé(e).
Malgré la gravité de la situation, car perdre son précieux beignet était grave, elle restait droite, à contenir son énervement. Si la foule n'était pas aussi présente elle aurait peut-être donner un ou deux coups à cet homme certainement plus âgé qu'elle. Mais elle avait tout de même une image à respecter, principalement à cause de l'armée. Traumatiser des civils, même venus d'ailleurs, ce n'était pas vraiment un bon point. Xià, les poings serrés, et les sourcils légèrement froncés, ne semblait pas avoir apprécié la dernière remarque de cet inconnu.

« J'vais t'en faire bouffer des nems mon gars, tu vas moins rigoler... »

Elle avait évidemment craché ses mots dans un Chinois assez vulgaire, signe de sa frustration. Après sa petite phrase sortit rapidement ni vu ni connu, elle reprit en anglais. Vu sa fluidité à le parler, elle avait dû soit l'apprendre à l'école, ou à l'armée ; le second cas pour sa personne. N'ayant jamais été bonne copine avec l'établissement public, il a bien fallu qu'elle apprenne au moins cette langue.
Xià ne s'en plaignait pas, bien que cela ait été laborieux, elle savait que c'était utile. La situation d'aujourd'hui lui prouvait bien ce cas, pouvoir parler la langue "mondiale" était d'un luxe beaucoup trop confortable. Fallait-il vraiment qu'elle aide ce tueur de beignet qui ne ressemblait absolument à rien ? Sa tête n'inspirait aucune confiance, que ce soit son visage ou ses cheveux, l'ensemble était louche.

« Vous n'avez qu'à aller au centre commercial à côté, on le voit d'ici. »

À ses mots, suivit un geste où elle pointa du doigt une direction. Comme elle l'avait indiqué dans sa phrase dans un Anglais parfait, on pouvait apercevoir un assez grand bâtiment en forme de dôme. C'était évidemment le fameux centre commercial, qui contenait énormément de boutiques en tout genre. De commerces à petits prix, à de grands magasins luxueux. La simple chemise de l'homme en face d'elle la rendit un peu dépitée.
Il faisait froid dehors, et même chaudement habillé, on pouvait sentir le vent glacé fouetter son visage. En y réfléchissant, ils étaient tous les deux responsables du malheur de ce pauvre homme qui n'avait très certainement rien demandé à personne, tout comme elle. Ses prunelles typées se redirigèrent sur le cadavre du beignet, toujours à terre et désormais immangeable. Ce beignet, elle le regrettait amèrement. Mais l'heure n'était pas à se lamenter.

« Je dois aller travailler. Bon courage pour votre rendez-vous. »

Travailler, non, pas vraiment, mais plutôt en chercher un. Bien que sa tante l'ait directement dirigé vers un endroit recrutant à l'heure actuelle, elle n'était pas sûre d'être prise. Ses salutations n'étaient que de la pure politesse, pour ne pas quitter cet étranger à qui elle venait de ruiner une chemise comme une voleuse. Après cela, elle ne tarda pas à continuer son chemin, en route vers un établissement en particulier, non loin du centre commercial.
Un bar aux allures modernes allié à des touches traditionnelles. Il ne restait plus qu'à espérer qu'ils embauchent directement et sur le tas, sans forcément passer d'entretien ou autre chose contraignante. Xià demanda à parler directement au patron, venant pour être embauché. À cette heure du midi, peu de gens traînaient, à part les habitués.
La demoiselle n'attendit pas trop longtemps que le patron daigne arriver, sortant de derrière le bar central. Leur échange fut court et très simple, le chinois se contentant de fixer la fille qui se tenait en face de lui, de la tête aux pieds. Il hocha la tête en ajoutant un « Ça va, t'es assez bonne pour le job. », chose à laquelle Xià répondit par un soupir. Bon, au moins elle serait payée directement, en espérant que ses soirées ne soient pas trop longues.
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Lun 22 Jan - 18:57

Deux touristes [PV Xia]

Dans un premier temps surpris par les mots incompréhensibles que sortait « la nem » et qui semblait empreint d’une certaine frustration, il fut surpris du niveau d’anglais plus que correct de son interlocutrice.

Cela tombait bien malgré tout car il a pu se servir de son aide afin de trouver le centre commercial le plus proche. Il faut dire que lui qui cherchait partout un centre commercial il était en fait extrêmement visible de par sa proximité et son architecture spécifique. Marvyn se senti un peu bête tout en se dirigeant vers le dôme.

Une fois arrivé à l’intérieur, il apprécia la chaleur qui s’en dégagé, le permettant de se réchauffer un peu. Il se balade dans les grandes allées à la recherche d’un magasin lui inspirant confiance. Il trouve finalement un petit magasin de vêtements de luxe où il s’achète de quoi s’habiller et se couvrir pour faire face au froid glaciale chinois. En ressortant du magasin il tombe sur un chinois dans la vingtaine qui lui parle dans un chinois incompréhensible pour Marvyn qui essaye de s’en défaire cordialement. Le chinois insistant lui remet un ticket qui semblait correspondre à une offre pour un bar. Marvyn se saisit du ticket tout en lui disant, en français :

« Donne-moi ça que je me débarrasse de toi le bridé. Pire qu’un roumain à un feu rouge. »

Le chinois tout sourire semblait le remercier tout en partant donner ses tickets à d’autres passants  dans le centre commercial. Marvyn continua de se balader dans le centre commercial tout en réfléchissant à ce qu’il pourrait dire à Monsieur Seto et quel cadeau il pourrait lui offrir. Il fut interrompu par les gargouillements venant de son ventre, lui rappelant que pour vivre il était aussi utile de manger. Il regarda alors le ticket qu’il avait reçu sur lequel il n’arrivait à lire que « -20% ». Il se saisit alors de son smartphone pour utiliser un traducteur afin de récupérer l’adresse de ce fameux bar. Parfait ! Il était juste à côté du centre commercial, l’occasion parfait pour voir ce que les bars du coin servent ! Il se rendit alors au bar. Un petit bar qui était fort sympathique. Il s’installa confortablement sur une table tout en se disant qu’il méritait bien un peu de repos après tout ce qui lui était arrivé aujourd’hui. Mais c’était sans compter l’arrivé d’un homme, probablement un chinois qui se posa sans demander son avis à la table de Marvyn. Marvyn leva les yeux dans sa direction et lui adressa la parole.

« Si je puis me permettre, j’étais déjà installé à cette table, pourriez-vous vous installer ailleurs, il reste de nombreuses tables libres »

Le chinois regardant Marvyn se mit à rire tout en lui parlant en chinois.

« Parlez-vous anglais ? »

Le chinois, hilare, continuait de parler à Marvyn dans sa langue. Fatigué par ce chinois qui semblait se foutre de lui, Marvyn se mit à lui parler en français.

« Ecoute moi bien mon petit pote, que les choses soient claires. Tu ne vas pas me casser les couilles longtemps contrairement à ce que tu crois. Je vois bien que tu n’es qu’un abruti ivre et bon à rien mais moi je n’ai pas de temps à perdre avec toi. Alors si tu ne veux pas expliquer à tes proches pourquoi ils doivent venir te chercher à la sortie du commissariat tu vas fermer immédiatement ta grande gueule. »

Le chinois s’arrêta de rire, visiblement interloqué par le discours de Marvyn. Il mit une main dans sa poche de laquelle il sortit plusieurs photos qu’il montra à Marvyn. Il baissa les yeux pour regarder les images que voulez lui montrer l’homme. Des images de femmes nues. Soupirant, il releva la tête pour regarder l’asiatique dans les yeux.

« En fait t’es juste un dérangé. »

L’asiatique était tout sourire, il semblait fier de ses petites photos qu’il remetta dans sa poche.

« Franquais ? »

Marvyn, exténué regardait tout autour de lui, le regard exaspéré.

« You friend me »

Marvyn regardant l’homme laissa un léger temps de silence avant de répondre sèchement en anglais.

« Non, tu es juste un fou pervers qui a décidé de me pourrir encore plus ma journée. »

Face à l’homme qui semblait ne rien comprendre à ses paroles et qui continuait de le regarder l’air béat, il abandonna l’idée de s’en débarrasser et décida de jeter un œil à ce que proposait le bar avant d’essayer d’appeler quelqu’un pour qu’on prenne sa commande.


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Deux touristes [PV Marvyn Suarez]

   


Dans les vestiaires de ce bar, qui n'était pas si miteux qu'il en avait l'air ; il était même bien décoré, Xià se changeait. Elle n'était pas la seule fille à travailler, vu que d'autres enfilaient exactement la même tenue. Dubitative sur l'uniforme qui gardait un haut de qipao noir à bordures rouges traditionnel, la jupe la rendait moins joyeuse. Rouge, pour agréer avec les bords du haut noir qui descendait légèrement sur le haut de la jupe. Heureusement, ceux qu'on venait de lui passer semblaient convenir au niveau de la taille. Elle regrettait l'absence de collants.
Discrètement, la demoiselle fit glisser l'arme blanche fine et légère qu'elle gardait sur elle sous son haut, sa jupe tenant l'arme à plat contre sa peau. Elle la gardait principalement car elle n'était jamais confiante en ce genre de lieu. Bien qu'elle sache se défendre, une agression arrivait si souvent que ce moyen de pression serait la bienvenue. À l'aide de quelques pinces et barrettes qu'elle gardait toujours dans les poches de sa veste, elle attacha ses cheveux en queue de cheval, histoire qu'ils ne volent pas partout pendant son service.

« Le service va commencer ! »

C'était la voix du propriétaire qui avait hurlé cette phrase pour que les filles présentes dans les vestiaires entendent, et se dépêcher de finir de se pomponner, ou non. La chinoise sortit donc avec ses autres collègues, pour ainsi commencer à servir les premiers arriver. Le début de service fut rythmé, mais Xià avait de l'énergie à revendre. Habituée à pire avec les entraînements militaires, ces services-là n'étaient qu'un échauffement. Rapide dans ses services, elle n'hésitait pas à épauler les autres filles en livrant leurs plateaux à leur place. Cela ne la dérangeait pas, et puis elle était habitué au travail d'équipe ; du moment qu'elles ne la prennent pas pour une bonne poire.
Alors que de plus en plus de clients entraient pour commander, et que les tables se remplissaient, une jeune serveuse, probablement de son âge, tira la manche de Xià. C'était apparemment pour lui parler, mais elle semblait gêner de son acte et regardait un peu partout. La serveuse l'emmena dans les vestiaires, sous le regard interrogateur de la nouvelle recrue. Cette jeune fille n'était là que depuis deux semaines, et voulait mettre au courant Xià sur un client régulier un peu "particulier". Elle pointa du doigt l'une des tables, où était assis deux clients.

« C'est lui, là-bas... à côté de l'étranger... Fais attention à lui. »

Les yeux de Xià suivirent le mouvement de sa collègue. Elle fronça les sourcils, plus intriguée par le fameux "étranger" à côté de l'homme avec qui il fallait faire "attention". Cette tête totalement dénuée de coordination, elle l'avait déjà vu, à peine quelques heures plus tôt. Qu'est-ce qu'il faisait-là ? Il n'était pas censé avoir un "rendez-vous important", de ce qu'elle se souvenait de leur échange ? La serveuse à côté d'elle semblait totalement contre l'idée d'aller prendre les commandes à cette table, pourtant, il fallait bien y aller.
Inspirant un coup, elle soupira, puis se dirigea vers la fameuse table interdite, en ravalant sa salive. Ce n'était pas un mec à moitié ivre pervers et un étranger qui lui feraient peur, elle avait déjà vue pire. Calmement, elle salua les hommes à la table en s'abaissant respectueusement, puis demanda en chinois, puis en anglais :

« Qu'est-ce que je peux vous servir ? »

L'un commanda sans surprise de l'alcool, tandis que l'étranger qu'elle avait rencontré plus tôt partait sur un cocktail chinois sans alcool. Alors qu'elle retenait le nom des boissons qu'on venait de lui énoncer, elle se tourna pour partir. C'est à ce moment qu'elle sentit une main remonter le long de sa cuisse, ce qui lui fit ouvrir grand les yeux et se retourner assez vivement. Avec une technique qu'on ne lui soupçonnerait pas, elle lui saisit la main, se retourna d'un seul coup. Sortant l'arme qu'elle avait gardé caché contre son abdomen, grâce à la ceinture de sa jupe, elle plaqua la main du pervers sur la table, puis posa la pointe du couteau entre les doigts crispés et écartés de l'homme.

« Toi... Espèce de gros dégueulasse... T'as de la chance que je ne puisse pas te saigner comme le porc que tu es... »

Cette menace et ce déferlement de haine furent évidemment crachés en chinois. Avant que le propriétaire des lieux ne vient voir le remue-ménage créé dans ce coin du bar, Xià fit glisser son arme à l'intérieur d'une des longues manches de son costume. Elle lissa innocemment sa jupe, tout en foudroyant du regard celui qui l'avait touché. Plusieurs filles s'approchèrent aussi, venant prendre parti de Xià tout en expliquant à leur patron le comportement de l'homme à moitié ivre. Calmement, il écouta ses employeuses, puis attrapa l'homme par le haut de sa veste, pour le diriger vers la sortie. Évidemment, il protestait, mais il fut viré par un coup de pied au derrière. La jeune chinoise poussa un soupir. Elle avait évité de se faire prendre, mais il y avait toujours cet étranger qui avait bien vu qu'elle avait menacé le client avec une arme. Suspicieuse, elle tourna la tête vers lui, se sentant tout de même gênée suite à la scène précédente.

« Vous voulez toujours votre boisson ? »
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Mar 23 Jan - 20:50

Deux touristes [PV Xia]

En voilà un sacré remue-ménage ! Marvyn qui était aux premières loges avait pu tout observer de la scène. D’un petit sourire il observa s’éloigner le pervers. Il était enfin débarrassé de cet homme génant. Néanmoins il s’interrogeait sur cette femme qui était intervenu. Elle ne semblait pas être une serveuse lambda, la manière dont elle s’est défendu avait ce côté presque mécanique de ceux dont c’est une habitude. Avait-elle eu des formations ? Pratique-t-elle un sport de combat quelconque ?  En tout cas, elle ferait sans doute une bien meilleure carrière au sein de l’armée que dans un petit bar. Il avait également noté cet étrange couteau qu’elle avait en sa possession, mais cela ne le surprenait pas vraiment, aujourd’hui il est commun de voir des gens porter des armes blanches pour se défendre en cas de danger. Néanmoins, utiliser un couteau contre un homme pour si peu était peut être légèrement disproportionné. Sans doute une femme au sang chaud. En tout cas Marvyn se devait au moins de la remercier.

Il leva les yeux dans sa direction, et c’est à ce moment-là qu’il réalisa que ce n’était pas la première fois qu’il voyait cette femme. C’était « la nem » avec le beignet qui avait foutu en l’air sa chemise. Il n’y avait aucun doute, ce visage et ses yeux étaient les siens et il ne se trompe que rarement sur ça. Il s’adressa avec un sourire à cette femme, dans son plus bel anglais

« Vous revoilà ! Quelle coïncidence ! Cela tombe bien, je tenais à m’excusais pour vous avoir bousculé tout à l’heure. Et oui je veux toujours bien de ma boisson ! »

La femme s’exécuta et s’en alla dans les cuisines.

Marvyn en profita pour interroger discrètement une serveuse sur la bien étrange serveuse. Il en tira pour information son nom, une certaine « Xià Huánghūn Biànsèlóng » mais ne pu en savoir davantage, la jeune serveuse ne connaissant pas cette nouvelle recrue. Il fit noter à la serveuse  le nom sur une feuille car il était bien incapable de retenir un tel nom. Marvyn expliqua à la jeune serveuse que c’était par pure curiosité et fit un virement de temps en échange de son silence. Cela amusait la serveuse qui promit de ne rien dire.

S’il tenait à récupérer ce nom c’était uniquement pour pouvoir se renseigner sur cette femme. Les puces ayant permis de recenser tout le monde, il était facile pour lui en tant que fonctionnaire de vérifier si ce nom existait bien dans la liste de recensés. De plus, peut être en apprendra-t-il plus via une petite recherche internet.

Dans tous les cas, il pourrait être utile de rester en contact avec elle. C’est alors qu’il a eu une idée, qui semble idiote, mais qui fonctionnera peut être : l’invité pour lui offrir un beignet en remerciement. Après tout elle semblait beaucoup aimer les beignets. Puis il n’avait pas beaucoup d’autres idées.

Le temps semblait bien long, Marvyn commençait à se demander ce qu’elle faisait avec sa boisson.



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Deux touristes [PV Marvyn Suarez]

   


Ce n'était que maintenant que l'étranger semblait la reconnaître. Physiquement, elle ne réagit pas, restant tout de même assez abasourdi par ce qu'il venait de se passer. Était-il vraiment désolé de l'avoir bousculé ? Elle n'y mettrait pas sa main à couper, de nos jours, il était si facile de déguiser un mensonge en vérité. Xià ne fit que hocher la tête en l'abaissant très légèrement par politesse, puis elle s'éclipsa au niveau du bar. Alors qu'elle annonçait la boisson au barman, elle se posa sur la chaise en face de lui, soupira un gros coup comme si elle venait de relâcher quelque chose de lourd.
La pression et l'adrénaline cumulées venaient de lui offrir un petit coup de barre. Ce petit moment dura le temps qu'elle récupère la commande demandée par l'étranger. Toutefois, avant qu'elle ne se lève pour aller apporter la boisson, le propriétaire des lieux vint l'aborder. Un petit échange simple, principalement pour savoir si elle se portait bien malgré le contretemps qui venait de se produire. Xià soupira à ce "contretemps", pas le meilleur mot utilisé ; mais elle lui assura qu'elle allait finir son service sans poser d'autres soucis.

Elle le remercia pour porter ne serait-ce qu'un peu d'attention à ses employés, c'était une qualité à conserver et qu'on retrouvait trop peu dans ce genre de domaine. Posant le verre sur son plateau, elle retourna vers la table qu'elle avait quittée quelques minutes plus tôt. Ayant encore l'estomac noué, elle se disait que cet état lui passerait. Elle qui n'avait jamais eu ce genre de problème au sein de sa garnison, cela lui manquait d'être aussi loin de son vrai travail, là où elle se sentait le plus en sécurité.
Xià remarqua également la jeune serveuse qui l'avait prévenu de l'homme pervers, quitter la table, visiblement avec un léger sourire au coin des lèvres. Dubitative, elle fronça les sourcils, son regard suspicieux glissant sur l'étranger. Qu'est-ce qu'il avait bien pu lui dire ? Qu'importe, elle s'en fichait, et elle n'avait pas à se mêler des conversations d'autrui. D'un geste mécanique, elle déposa le verre devant le client, en abaissant de nouveau machinalement la tête.

« Voilà votre boisson, navrée pour le contretemps. »

Ce mot sonnait faux, avec une voix emplie de très peu d'amertume, elle se sentait désormais plus vraiment à sa place. Vivement que son service termine. Les services, de ce genre, ce n'était peut-être pas fait pour elle. Ce n'était pas terrible, à temps partiel, ainsi, seulement quelques soirs ou même quelques jours. C'était certain qu'elle recommencerai si jamais sa famille en ressentait financièrement le besoin. Travailler ne la dérangeait pas, elle préférait être active qu'à végéter assise sur une chaise à écouter des cours, aussi passionnant soient-ils.
Relevant légèrement la tête, elle observa la réaction du client suite à la boisson. En y repensant, il avait commandé une boisson typique du pays, un cocktail simple et fruité et légèrement épicé. Un mélange simpliste, mais qui se mariait à merveille. Tenant son plateau contre elle, Xià abaissa de nouveau la tête en guise de remerciement au client pour consommer, puis, la jeune chinoise se tourna pour repartir.

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Dim 28 Jan - 22:32

Deux touristes [PV Xia]


Marvyn observait la jeune chinoise attentivement. Elle ne semblait pas des plus enjoué en lui servant sa boisson. Ceci est compréhensible, il n’est jamais des plus agréable de tomber sur un pervers du genre, surtout un premier jour de travail. Il regarda sa boisson, l’esprit perdu ailleurs. Voyant la serveuse repartir, il l’arrêta en essayant de s’exprimer avec le peu de chinois qu’il avait appris avant d’arriver.

« Nǐ hǎo, Xièxiè, Tánhuà Nín ? » (Bonjour, merci, parler toi ?)

On ne peut pas dire qu’il trompait grand monde avec son accent respirant la France à des kilomètres et ses difficultés à prononcer les mots. Mais l’envie y était. Du moins c’est ce qu’il se disait.

Il se mit à saisir de sa main droite la boisson alors que la serveuse se retournait vers lui. Il pris une gorgée de la boisson, puis regarda longuement son verre, le regard semblant perdu à nouveau dans ses pensées. Il s’adressa à la chinoise, de nouveau en anglais.

« Je ne pense pas que vous êtes fait pour ce poste. A vrai dire, je pense que  vous n’avez aucun avenir dans tous ses petits postes destinés aux plus bas peuple. Comprenez bien que je ne dénigre ni vous ni le bas peuple, mais les capacités de chacun c’est ce qui nous offre le statut social. Le bas peuple sont ceux qui soit n’ont pas les capacités, soit ont choisis de ne pas les utiliser. Ce bas peuple est nécessaire car ils forment un important rouage, c’est pour cela qu’aucun pays n’a jamais réellement voulu d’égalité. Mais vous, vous avez les capacités et donc la possibilité de vous démarquer. Je le pense sincèrement. Si l’envie vous prend d’un jour passer en France, ce sera un plaisir pour moi de vous aider à vous y installer et vous donner des contacts. »

Il posa lentement son verre avant de saisir d’une de ses poches un petit carton où était inscrit « Marvyn Suarez, Paris, France, adresse mail : marvyn.suarez@france.fr, numéro de téléphone : 06 05 04 03 02 ». Il lui tendit le morceau de carton tout en la regardant droit dans les yeux.

« Libre à vous d’en faire ce que vous souhaiterez. Néanmoins il me tiendrait à cœur de vous revoir afin de m’excuser des soucis que j’ai pu vous provoquer. Je pensais vous proposer de sortir vous offrir un de ces beignets qui semblait tant vous tenir à cœur. »

Marvyn regardait attentivement le visage de Xia, son père lui disait toujours que les yeux était le reflet des pensées internes. C’était un élément très important en politique bien entendu, mais aussi au quotidien. Par moment il pouvait même déceler un mensonge juste en regardant une personne en face. Et face à une mystérieuse inconnu et malgré le peu de précautions qu’il semblait prendre il gardait en réalité une grande méfiance. C’est après tout le moindre des choses surtout face à une personne armée et réagissant visiblement au quart de tour. Le fait qu’il dévoile autant sur lui aussi rapidement était aussi dû à sa curiosité qui était sans doute son plus grand défaut.
Il fut étonné de remarquer comme « une étincelle » dans le regard de Xia à l’évocation des beignets. Il se mit à se dire qu’il avait peut-être misé juste dans cette approche relativement absurde.
Marvyn se mit à se dire qu’il devrait peut-être se mettre à sourire pour être plus rassurant. Ce n’était malheureusement pas sa spécialité. Il se força néanmoins à « sourire ». Son « sourire » était pour le moins… raté. Cela lui donnait un air tout sauf rassurant (voir image en en-tête).

Il attendait alors la réponse de la chinoise le bras tendu.


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Deux touristes [PV Marvyn Suarez]

   


Entendant qu'on l'appelait de nouveau, elle fit demi-tour, de manière très militaire, chose qu'on n'arriverait pas à lui enlever. Elle le fixa droit dans les yeux, ce qui ne semblait pas la gêner comme genre de contact. À l'entente de son chinois, elle haussa un sourcil, assez perplexe par son accent d'étranger qui déformait la moitié de sa phrase ; bien qu'elle ait compris qu'il ait simplement voulu la remercier pour son service. Ne sachant d'ailleurs pas quoi répondre, elle resta en suspend, sans balbutier quelque chose. Cela ne servait à rien de s'exprimer inutilement, tout en sachant qu'elle n'avait aucune réponse à lui donner à part un autre remerciement de la tête.
C'était tout ? Pouvait-elle repartir ? Le client semblait en pleine contemplation de sa boisson, après en avoir pris une gorgée. Xià allait s'éclipser en reculant, mais le voilà qu'il se mettait à parler en anglais, à son égard. Rêvait-elle, où venait-il tout juste de flatter sa personne ? Qu'est-ce que c'était ? Des avances ? Une technique de drague de chez lui ? Mais la flatter jusqu'à directement lui proposer de venir dans son pays, c'était autre chose qu'un simple remerciement. Surtout qu'un voyage coûtait cher et qu'elle préférait économiser pour sa propre formation à l'armée.

« Je ne sais pas comment prendre votre proposition, si s'en est vraiment une, ou si vous cherchez autre chose derrière ça. »

Méfiante, rien de plus normal vu l'attouchement qu'elle avait subi plus tôt. Elle n'avait aucune envie de retomber sur ce genre d'homme, qu'importe leur nationalité. L'étranger sortit un petit bout de papier cartonné qu'il lui tendit. Tout de même curieuse, elle s'approcha avec un poil d'hésitation pour venir le regarder puis le saisir alors qu'il continuait à lui parler dans un anglais correct ; tandis qu'elle était en train de regarder juste le nom, qu'elle essayait de prononcer en chinois sur plusieurs tons. Chose assez stupide qu'elle arrêta une demie seconde après l'avoir commencé. C'était un étranger, il n'avait donc pas de nom à résonance asiatique, du moins vu sa composition. La Chinoise changea donc son panel de langue pour se focaliser sur une prononciation à l'anglaise, avec une légère lueur d'incompréhension dans ce genre de nom exotique pour elle.

« Marvyn ? »

Elle venait de prononcer ce mot, les yeux toujours rivés sur la carte, alors qu'elle essayait de lire le reste cette fois-ci dans sa tête et non plus à voix haute. Alors qu'elle essayait de déchiffrer les mots venant après l'adresse mail, son attention fut soudainement capté par un seul mot, "beignet". De là, la jeune fille visiblement forte et méfiante changea, comme adoucie, avec une pointe d'excitation. Parler de nourriture devant Xià, surtout de beignet, était un risque à la voir sauter tel un kangourou autour de vous pour que vous daignez l'amener à un stand vendant ces pâtisseries. Toutefois, elle retenait ses trépignements, les dents légèrement serrées. Elle manqua même de froisser le papier qu'elle venait de récupérer.
Néanmoins, un geste la refroidit tel un seau d'eau congelé qu'on lui aurait balancé au visage. La face qui se voulait peut-être "rassurante" était à faire fuir la première fille tellement elle était... Terrifiante dans le mauvais sens du terme. Xià racla sa gorge, toussa un coup en mettant son poing devant sa bouche par simple réflexe de vie. Il venait de tenter de l'amadouer avec un beignet n'est-ce pas ? Aucun doute qu'il avait compris qu'elle était fan de ce genre de met, mais pas question de tomber dans son piège... Quoi qu'un bon beignet fumant, tout chaud, luisant de sucre et de gras, fourré... La Chinoise en salivait déjà rien que d'y penser.

« Bon euh... » Elle regarda de nouveau la carte sans vraiment se cacher le fait qu'elle avait oublié le nom qu'elle venait de lire quelques minutes plus tôt. « Marvyn, c'est ça ? J'accepte pour le beignet. Mais je ne suis pas à vendre, si vous cherchez une fille, allez en chercher ailleurs. »

Décidément, on la croirait facilement lunatique vu ses changements d'humeurs réglés selon ce qu'elle pouvait entendre et imaginer. Bras croisés, elle n'avait même pas pris la peine d'évoquer sa véritable occupation ; il n'avait pas besoin de savoir surtout. Toujours à réagir à vif, elle continua au quart de tour, en se rapprochant cette fois-ci de la table pour que seul son interlocuteur l'entende. Une fois sûre de sa discrétion, elle marmonna quelques mots en anglais, sans accent trop fort, et de manière parfaitement compréhensible.

« De toute façon, si vous tentez quelque chose sur moi, je vous plante, et je ne viserais pas à côté comme pour l'autre pervers. »
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Dim 4 Fév - 13:12

Deux touristes [PV Xia]


Marvyn s’arrêta un court instant sur les menaces de Xia à son encontre. Elle semblait encore méfiante, mais elle avait accepté sa proposition. Il ne savait pas ce qui l’étonné le plus, le fait qu’elle menace ouvertement de tuer un client ou le fait qu’elle soit si instable, surtout quand cela semble concerner de la nourriture. Quoi qu’il en soit il devra se méfier de sa manière d’agir assez imprévisible. Il se mit à avoir un léger sourire (naturel cette fois), et s’adressa à elle.

« Je ne suis pas là pour vous acheter, vous n’avez rien à craindre de ma proposition. Vous êtes libre de refuser votre beignet si vous le souhaitez. Par ailleurs, je ne doute pas de votre maitrise de cette étrange arme, et cela ne me tente pas d’y goûter. Contrairement au beignet que je veux bien goûter. »

Marvyn se remit à déguster sa boisson tandis que Xia retourna à son service. Une fois sa consommation terminé, il posa son verre avant d’aller payer auprès d’une serveuse. C’est à ce moment qu’il reçut un appel. Il jeta un rapide coup d’œil pour voir qui essayait de le contacter. C’était monsieur Seto, il s’empressa donc de répondre, quelque peu gêné de téléphoner en public.

« Bonjour Marvyn, comment vas-tu ? Ton voyage s’est bien passé ? Je te contacte juste pour te prévenir que j’ai un imprévu et qu’on ne pourra pas se voir ce soir comme convenu. Je te propose qu’on reporte cela à demain soir. »

Marvyn se contenta d’acquiescer avant de raccrocher puis de bidouiller sur son téléphone afin de changer ses rendez-vous. Bien qu’il aurait préféré que ce rendez-vous soit fait dans la journée afin d’être « libéré », ça ne lui posait pas de gros problèmes étant donné qu’il avait prévu de rester plusieurs jours dans le pays. Il s’excusa auprès de la serveuse avant de finalement régler sa commande.

Avant de repartir, il regarda autour de lui à la recherche de cette Xia afin de lui demander si le rendez-vous pour le beignet pouvait avoir lieu ce soir en raison de son emploi du temps libéré pour la journée. Il la voyait en train d’écouter un groupe de chinois à une table, sans doute pour prendre leur commande. Il se dirigea vers elle mais sans l’interrompre dans son travail, il était debout à attendre qu’elle ai fini de prendre leur commande. Ils parlaient en chinois et il ne comprenait rien, mais ils semblaient très indécis. Le temps passait, et Marvyn ne supportant pas cette attente se permis de les interrompre, d’abord en parlant à la table en français.

« Bon les jaunes, je suis désolé mais j’ai pas de temps à perdre avec vous »

Les 4 jeunes chinois à la table ne semblait pas des plus aimables et n’avait visiblement pas apprécié que cet étranger vienne les interrompre. L’un d’entre eux, reconnaissable à son visage tatoué s’adressa dans sa langue natale, le chinois, à Marvyn.

« Je sais pas ce que tu racontes l’étranger mais les gens comme toi je les aime pas trop si tu vois ce que je veux dire. Dégage d’ici tout de suite si tu ne veux pas avoir de problèmes avec moi et mes hommes. »

Marvyn écouta les paroles de l’individu sans rien y comprendre avant de leur répondre, en anglais « Ouai, cool, moi aussi ». Il se tourna ensuite vers Xia, sans prêter davantage attention au groupe d’individus.

« Désolé de t’interrompre en plein travail, je voulais savoir si on pouvait poser notre rendez-vous ce soir. Je te laisse choisir le lieu, ne connaissant pas du tout cet endroit. Une heure spécifique t’arrangerait ? »


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Deux touristes [PV Marvyn Suarez]

   


La jeune chinoise haussa un sourcil, ne croyant toujours pas à cette proposition presque surnaturelle, venue de nul part. Inattendue, mais à la fois attrayante, elle avait accepté, comme si on avait proposé des bonbons à une gamine naïve. Intérieurement, elle haussa les épaules pour elle-même, de toute façon, qu'est-ce qu'elle risquait ? Il n'avait pas l'air très débrouillard. Un peu de boue sur ses vêtements suffirait à le déstabiliser pour un moment, si jamais. Ah, mais où avait-elle la tête ? On l'appela de nouveau, afin qu'elle cesse de s'enraciner à une même table ; et aille en servir d'autre. Xià quitta donc Marvyn, sans un regard en arrière, concentrée sur son travail. Une première commande enregistrée, puis deux, elle était rapide et faisait des vas-et-viens dans la salle bien plus rapidement que ses collègues qui semblaient plus poser. Aucun doute, elle avait de l'énergie à revendre. Elle qui se dépensait pendant des journées entières à l'armée, une journée sans action n'arrivait pas à dépenser la jeune fille qui essayait de se canaliser au mieux ; bien qu'il arrive qu'un ou deux boulons sautent, de temps en temps.

À sa troisième commande, elle fut plus longue que les autres, Xià dut donc attendre qu'ils se décident, le regard papillonnant dans la salle. Quatre jeunes, peut-être de son âge voir un peu plus vieux, hésitaient. Alcool, certes, mais ils semblaient se batailler comme de grands enfants sur quelle boisson était la meilleure à prendre ici. N'intervenant pas dans ce mini conflit de très légère envergure, il fallu qu'une autre personne intervienne. Son patron ? Non, évidemment, mais l'étranger de tout à l'heure. Les natifs n'avaient absolument rien compris, Xià comprise, au bavardage de cet homme. Ce qui était sûr, c'est qu'ils avaient compris que ses paroles n'étaient pas forcément aimables envers eux. Bras croisés, alors que celui qui semblait être le chef de la meute parlait, la demoiselle croisait les bras, lassée de cette ambiance.
Vivement que son contrat à durée déterminée finisse, qu'elle soit payée, puis retourne se dépenser ailleurs. Elle réfléchissait déjà à de nouvelles possibilités, jusqu'à ce que Marvyn l'interpelle. Ah oui, c'est vrai, ce fameux "rendez-vous", juste pour manger un beignet. La native réfléchie un petit instant. Donner rendez vous à un étranger, c'était compliqué, surtout qu'il ne connaissait rien des environs. Ah si, peut-être là-bas ? Ce lieu qu'elle lui avait indiqué, lors de leur première rencontre. Apparemment, vu sa tenue, neuve, il avait su y aller par ses propres moyens. Il saurait donc y retourner, non ?

« Au centre commercial à côté, si vous savez y retourner. Je termine dans deux heures. Vous devriez partir maintenant, avant de vous faire refaire le portrait par ces types à côté. »

La mine neutre, à tendance légèrement blasée, elle regarda l'étranger partir une fois les informations nécessaires échangées. C'était une chance qu'elle termine son service juste avant la tombée de la nuit ; ou l'heure où les gens pullulaient dans les bars. Les quatre clients s'étaient enfin décidés, tout ça pour au final tomber d'accord sur une bière chinoise classique, à succès. Son service continua, pendant deux heures elle répéta les mêmes mouvements, retenus des commandes similaires, la tête ailleurs. Ses gestes étaient devenus mécaniques, comme lors d'un entraînement, et c'est son patron qui dut lui rappeler qu'elle avait fini ses heures, et qu'elle pouvait aller se changer avant de récupérer sa paye. Xià termina tout de même sa livraison, ne souhaitant pas la transmettre à une collègue de manière ingrate.
Ses gestes étaient devenus mécaniques, comme lors d'un entraînement, et c'est son patron qui dut lui rappeler qu'elle avait fini ses heures, et qu'elle pouvait aller se changer avant de récupérer sa paye. Elle respirait, calmement, contrôlant sa respiration à moitié saccadée par ses heures à courir partout dans l'établissement. Ça l'avait dépensé, mais elle n'était pas encore totalement à cours d'énergie, ses batteries tiendraient largement la fin de la journée. Le crépuscule tombait à peine, alors qu'elle était en train de délaisser cette tenue de serveuse, pas trop à son goût, pour retrouver ses vêtements chauds. S'enrouler dans son manteau la fit sourire, et lui rappela que c'était sa mère qui lui avait confectionné. En plusieurs mois, mais l'amour d'une mère à son enfant n'était pas comparable au reste. Le regard évasif sur la fenêtre qui laissait entrevoir le couché de soleil, la jeune chinoise quitta les lieux, après avoir récupéré son dû bien mérité.

Un vent froid la fit frissonner, l'extérieur l'agressant de plein fouet, elle en plissa les yeux. Quel vent, incroyable pour la saison. Ce ne serait pas étonnant qu'il se mette à pleuvoir une fois le soleil couché. Quittant ses rêveries, la demoiselle marcha dans les rues de la capitale, les mains fourrées dans ses poches. Perdue dans ses pensées, elle se demandait si sa mère s’inquiétait pour elle, d'autant plus qu'elle n'avait pas encore de quoi la contacter. Comment allaient les autres membres de sa garnison ? Xià savait que deux avaient été envoyés ici. Mais la ville était si grande qu'elle n'avait pratiquement aucune chance de tomber sur l'un des deux ; si jamais ils étaient séparés au cours de leur mission.
Une fois arrivée devant le centre commercial, elle n'y entra évidemment pas, même pour s'y mettre au chaud. À l'entrée, les personnes se faisaient fouiller, histoire de simplement faire durer la sécurité des civils. Ayant une arme sur elle, bien qu'elle soit aisément dissimulable, elle n'avait pas envie de jouer avec le feu à l'heure actuelle, même si elle avait une sorte d'excuse, à moitié inventée. Que faisait-il ? Avait-il seulement réglé son heure sur celle du pays dans lequel il venait d'arriver ? Peut-être que non, ça expliquerait son retard d'une bonne dizaine de minutes. Bon au moins, Xià s'occupait en regardant la foule aller et venir, tout en ayant le regard perdu dans le vide.
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Jeu 8 Fév - 22:01

Deux touristes [PV Xia]

Maintenant qu’il avait obtenu son rendez-vous avec cette étrange personne, Marvyn décida de se balader dans les rues à la recherche de quoi passer le temps. Il se dirigea vers la célèbre muraille de Chine qui fut en partie détruire lors de la guerre. En chemin, il s’arrêta un cours instant sur un monument aux morts. Le monument tout en marbre était d’une taille assez impressionnante et de nombreuses personnes venaient s’y recueillir. Ce genre d’image est ce qui confortait Marvyn dans son optique de conserver la paix entre les blocs.

Il se balada un long moment le long de la muraille avant de se souvenir qu’il devait se rendre au centre commercial pour y retrouver Xia. Il en avait même oublié de faire sa recherche. Il s’arrêta, regardant son smartphone et réalisant qu’il allait être en retard. Il prit néanmoins 2 minutes afin de contacter un proche membre de son parti politique afin de lui demander de faire les recherches nécessaire sur cette Xia et de lui transmettre le plus rapidement possible.
Après une dizaine de minutes de marche, Marvyn arriva devant un grand immeuble d’une dizaine d’étages aux couleurs sombres.

« Hum… De mémoire le centre commercial ne ressemblait pas à ça… »

Son sens de l’orientation lui avait visiblement de nouveau fait défaut. Il était perdu en pleine ville, jurant avoir pourtant bien fait le chemin en sens inverse.

Pas le choix, il devait demander de l’aide à un passant. Il oobserva autour de lui, à la recherche d’une personne qui semblait fiable et qui pourrait l’aider. Il s’approcha finalement d’un couple âgé, typé asiatique, sans doute des chinois, se baladant main dans la main.

« Bonjour, excusez-moi de vous déranger, puis-je vous demander quelque chose ? »

L’homme âgé regarda de haut en bas Marvyn avant d’attraper sa femme par le bras et de partir.

« Cao ni zuzong shiba dai » (Encule tes ancêtres sur 18 générations)

Marvyn était fier d’avoir réussi à placer cette phrase. Ce n’est pas dans son habitude de parler ainsi, mais il doit bien avouer que ça fait du bien et qu’il profite un peu de son voyage en Chine où il n’est suivi par personne pour se lâcher un peu.

Le vieil homme se retourna et s’approcha de Marvyn, la main droite dans une poche de son manteau.

« Bha alors on sait pas pa… »

Le vieil homme se mit à utiliser une petite bombe lacrymogène sur Marvyn, ce qui le déstabilisa et l’aveugle pendant quelques minutes, le vieil homme en profita pour repartir sans dire un mot avec sa femme. L’effet finit par s’estomper, laissant ses yeux rouges. Son smartphone se mit à vibrer, il avait reçu la réponse qu’il attendait concernant Xia, mais il n’y prêta pas attention et ne regarda pas son smartphone.

Il avanca aléatoirement dans les rues en baragouinant des « Quel journée de merde » ou des « finalement on n’a pas assez bombardé ces asiatiques ».

Par miracle il aperçut au loin le dôme vers lequel il se dirigea. Arrivé à l’entrée il recherchait cette Xia mais n’y voyant encore qu’à moitié il était incapable de la reconnaitre dans la foule.


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